Une moitié se réjouit de tant de gestes et d’actions de solidarité qui éclosent en ce printemps qui commence. Il n’est pas un village ou un quartier où ne fleurissent pas les propositions d’aide aux plus vulnérables. Elles sont le fait de jeunes adultes, de groupes Facebook et autres sociétés de jeunesse, voire même de mamans qui se proposent en plus de devoir gérer leurs propres enfants (liste non exhaustive, on me le pardonnera). C’est magnifique et je ne peux pas cacher mon émotion. Cette moitié se réjouit et surtout applaudit au travail gigantesque de tous les services sanitaires, mais aussi des autorités et des médias qui continuent à informer la population avec abnégation et professionnalisme. Sans parler de tout le personnel des magasins encore ouverts et de la Poste. Pardon à ceux que j'oublie, mais il y en a beaucoup !

L’autre moitié, elle, pleure. Devant l’égoïsme, les actes imbéciles et l’irresponsabilité d’un nombre encore bien trop élevé d’individus qui se fichent complètement de toutes les consignes de prudence et de sécurité – je viens de lire le compte-rendu de trois interventions de la police valaisanne, juste hallucinant. Soit qu’ils ne savent pas lire, soit qu’ils croient tout savoir, soit qu’ils pensent que cela n’arrive qu’aux autres, les explications ne manquent pas. Mais les scientifiques, eux, savent ! M. Koch l’a dit et répété : c’est le comportement qui doit changer, c’est la seule solution pour freiner, puis éradiquer ce satané virus.

Je me réjouis du jour, proche je l’espère, où mon cœur sera à nouveau un organe entier.

Serge